Énigme du mois

    Je suis né au Petit-Andely en 1753. Fils d’un ouvrier tourneur, je montre dès l’enfance un goût pour l’invention et la mécanique. 
   Autodidacte, je construis des automates et conçois une voiture à pédales. 

Plus tard, je mets au point une machine hydraulique pour alimenter Château-Gaillard en eau, expérience renouvelée à Vernon puis à Grenoble.

Mais c’est la conquête des airs qui me passionne. Je travaille à un  » vaisseau volant muni de six ailes et de gouvernail « .
Suivant l’exemple des frères Montgolfier qui ont fait voler un ballon gonflé à l’air chaud avec deux passagers l’année précédente, je construis un ballon gonflé à l’hydrogène, muni d’une hélice et de rames en plumes mues à la force des bras.

En mars 1784, la foule rassemblée sur le Champs de Mars à Paris, assiste à l’ascension d’un ballon habité, de 27 pieds de diamètre.
Au moment où il était sur le point de décoller, un jeune homme du nom de Dupont de Chambon saute dans la nacelle et, tirant son épée, déclara sa volonté de faire l’ascension en ma compagnie. On dut l’en retirer par la force.

En janvier 1785, mon ami et mécène américain John Jeffries m’accompagnant, nous traversons la Manche de Douvres à Guînes en 2h 25mn à bord d’un ballon gonflé à l’hydrogène.
Ces exploits eurent un retentissement dans toute l’Europe. Je me rends dans de nombreux pays pour effectuer des démonstrations de vol en ballon, ainsi que des essais en parachute avec des animaux.

En janvier 1793, j’effectue ma 45ème ascension à Philadelphie. Je réalise ainsi le 1er voyage aérien aux Etats-Unis. Je reste 4 ans sur place et parmi les témoins de ces vols, on compte les 4 futurs présidents respectivement: John Adams, Thomas Jefferson, James Madison et James Monroe.

Lors de ma 66ème ascension en février 1808 au château de Blois, je suis frappé d’apoplexie près de La Haye, et, hors d’état d’entretenir le feu de mon fourneau, je tombe de plus de 18 m de hauteur.

Après avoir reçu de Louis Bonaparte, roi de Hollande, les soins que nécessitent mon état, je suis rapatrié en France.
Je meurs un an plus tard à Paris en 1809, des suites de mes blessures.

Ma seconde épouse, Madeleine Sophie A . . . . ., qui m’accompagne depuis 1805, poursuit les présentations de vol libre.
Elle y laisse également la vie à Paris en 1819, son ballon s’étant enflammé. 

  Archives énigmes :       

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2 commentaires pour Énigme du mois

  1. Abdel dit :

    Bonjour a vous il s’agit de l’aéronaute Jean-Pierre Blanchard….

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