Enigme n° 10 Mai / 2013

Je suis né en 1869 à Toulouse, de père inconnu et ma mère Anne, était domestique. Marié en janvier 1898 avec Marie-Rose, j’ai quatre enfants.

Homme politique socialiste, j’exerce sous la troisième République. Athée et anticlérical, je suis le premier maire socialiste de la ville rose, mais aussi député de la Haute-Garonne, ministre des travaux publics du Front Populaire dans le 1er gouvernement Léon Blum et candidat malheureux à l’élection présidentielle de 1939.

A 18 ans, je suis représentant de commerce pour l’imprimerie Sirven.

En 1891, j’adhère au Parti Ouvrier Français et j’organise une rencontre entre Jean Jaurès et Jules Guesde à Toulouse en mars 1892 à l’hôtel d’Espagne. Suite à quelques irrégularités électorales de 1896, ma liste d’union avec les radicaux-socialistes dont Bach et Vigneau passe en totalité et je suis élu conseiller municipal à l’âge de 27 ans. Maire très expérimenté, Honoré Serres dirige le conseil de main de maître mais, il trouve quelques cactus sur son chemin en les personnes de Bach et de moi-même.

En juillet 1897, je demande au conseil de convoquer les municipalités ayant souffert des inondations, afin de presser le gouvernement d’effectuer les travaux nécessaires. En novembre 1899, pour les travaux municipaux, on me refuse l’unification des salaires mais j’obtiens la suppression du travail de nuit après les 10 heures réglementaires.

Ne négligeant rien, je m’initie à la franc-maçonnerie dans la loge « L’Harmonie Sociale ».

En octobre 1905, après la mort du maire Honoré Serres, nous prenons avec Vigneau et Jean Rieux les trois sièges libérés. Mes compagnons et moi-même, estimons qu’il fallait, en priorité, améliorer la condition ouvrière et réclamons plus d’hygiène, de solidarité, moins de travail avec une journée à 8 heures.

En 1906, au sommet de ma gloire, je m’installe dans le fauteuil du maire à 37 ans. J’ai à mon actif de ne pas avoir supprimé l’octroi, ce qui aurait eu pour conséquence la perte de plus de 300 emplois, la création d’une école primaire supérieure de filles, l’installation de 20 téléphones dans les faubourgs et le repos hebdomadaire pour les employés communaux.

J’invente le mariage civil en musique, dans la salle des Illustres. Les 1ers bénéficiaires s’appelaient Martin Canal et Marie Parraud, c’était en mars 1906. Pendant mon mandat à la mairie de Toulouse en 1906, je crée la 1ere poubelle toulousaine afin d’améliorer le ramassage des ordures. Les toulousains utilisent un diminutif de mon nom pour appeler ces poubelles. Une pièce de 5 francs, fabriquée en 1933, chère aux collectionneurs porte le même sobriquet.

Je vis entre Toulouse, où je possède une maison route de Narbonne, et mon modeste appartement des Invalides dans le 7ème arrondissement de Paris.    J’y meurs suite à des problèmes pulmonaires en 1947 à 78 ans.

La réponse en photos.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s