Enigme n° 11 Juin / 2013

 Je suis né en 1862 à Nantes, dans un quartier populaire, au domicile et lieu de travail de mes parents, Pierre-Guillaume et Magdeleine, aubergistes. Deux ans après ma naissance, ils s’installent à Saint-Nazaire où ils gèrent plusieurs établissements comme le « Grand café ».

Après avoir été élève du collège de St-Nazaire, j’entre comme élève boursier au lycée de Nantes. Après le baccalauréat, j’entreprends des études de droit, deviens clerc, et reviens à St-Nazaire.

Homme politique et diplomate français, j’ai été 11 fois président du conseil et 20 fois ministre. D’abord proche du syndicalisme révolutionnaire et grand défenseur de l’idée de la grève générale, je deviens député socialiste de Saint-Etienne en 1902, très proche de Jean Jaurès. En 1904, je quitte mon poste de secrétaire général du parti socialiste.

Je joue un rôle important dans le processus de laïcisation en tant que rapporteur de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. De 1906 à 1913, je suis constamment au gouvernement. De l’Instruction Publique, je passe à la Justice en janvier 1908 dans le gouvernement Clémenceau (je vais alors tenter d’obtenir l’abolition de la peine de mort), je deviens président du conseil avec le portefeuille de l’Intérieur de juillet 1909 jusqu’en mars 1913. Durant cette période, je me montre hostile au droit de grève des fonctionnaires.

Je reviens au gouvernement en juillet 1914, d’abord comme ministre de la justice de René Viviani, puis d’octobre 1915 à mars 1917, comme président du conseil avec le portefeuille des Affaires Etrangères. Durant la bataille de Verdun, je suis un efficace président du conseil, montrant mes capacités à faire face dans les moments les plus difficiles.

C’est à mon rôle international que je dois ma renommée. Le Prix Nobel de la Paix m’est décerné en 1926, en reconnaissance de mes efforts pour l’établissement d’une paix durable résultant de négociations librement consenties. Ma politique de rapprochement et de réconciliation avec l’Allemagne m’est reprochée. Mais l’opinion française, majoritairement pacifique, m’approuve et m’acclame comme « pèlerin et apôtre de la paix ».

Le grand reproche qui a été fait à ma politique d’apaisement serait d’avoir défendu inlassablement une paix « impossible » à construire durablement à mon époque, d’avoir tenté de « rendre la guerre hors-la-loi », d’avoir défendu le pacifisme.

J’abandonne mes fonctions gouvernementales seulement deux mois avant ma mort. Je décède en 1932 au n° 52 de l’Avenue Kléber à Paris. Mon oraison funèbre est prononcée par Edouard Herriot, président du conseil. Mes cendres reposent dans le petit cimetière d’Houlbec-Cocherel dans l’Eure.

Réponse: Aristide Briand

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