Enigme n° 12 septembre / 2013

   Mes prénoms sont Emile, Augustin, Cyprien. Je suis né en septembre 1855 à Neufchâtel-sur-Aisne où mon père est notaire et juge de paix.
Elève au lycée de Reims, j’obtiens le 1er prix d’histoire au concours général. Désirant être soldat et marqué par la défaite de 1871 par les troupes prussiennes, je deviens officier de carrière.

Après avoir obtenu une licence ès-lettres et en droit, j’intègre Saint-Cyr à vingt ans. Sorti 4ème de ma promotion, j’entame une carrière militaire des plus méritantes. A ma sortie comme sous-lieutenant, je choisis l’infanterie.

En mai 1884, en Afrique du Nord, je deviens officier d’ordonnance du général Georges Boulanger. En octobre 1887, j’épouse à Paris Marcelle Boulanger, fille de ce dernier. Nommé chef de bataillon depuis 1896 comme commandant, je suis nommé en juillet 1899, chef de corps du 1er bataillon de chasseurs à pied en garnison à Troyes.

Je quitte l’armée à cinquante ans en décembre 1905 et me lance sans tarder dans la politique. Elu député de Nancy aux élections législatives de 1910, je renouvelle mon mandat 4 ans plus tard. Assidu aux séances de la chambre des députés, j’interviens pour faire voter les crédits militaires et m’insurge contre le déclassement des places fortes frontalières et parviens à sauver celle de Lille. Je suis persuadé que l’armée doit jouer un rôle essentiel, avant tout comme instrument d’éducation des classes populaires et, le cas échéant, comme instrument contre-révolutionnaire.

Encore en activité et pour échapper à la censure de mes chefs, j’utilise l’anagramme de mon nom pour écrire un genre nouveau de roman d’anticipation pour lequel Jules Verne m’a ouvert la voie. J’aborde les thèmes militaires en écrivant près de trente romans en vingt-cinq ans avec succès.

Mon 1er livre intitulé « La guerre des forteresses » paraît en 1892, suivi de « La guerre en rase campagne », puis de « La guerre en ballon », « L’invasion noire », « La révolution de demain » et bien d’autres.

A 59 ans, mon mandat de député et mon âge m’écartent de toutes obligations militaires. Je demande pourtant à reprendre du service contre l’Allemagne et obtiens en août 1914 le commandement  des 56ème et 59ème bataillons de chasseurs.

En février 1916, après une lutte acharnée à défendre la Côte de Brabant, le Bois des Caures et autres points stratégiques, je décide d’un repli en direction de Beaumont en quatre colonnes. Sautant de trou d’obus en trou d’obus, une balle de mitrailleuse me frappe à la tempe. Mon sacrifice est récupéré par la presse et les publications de guerre, pour galvaniser les troupes.

Mon éloge funèbre est prononcé le 7 avril par Paul Deschanel. Un mausolée, décidé par d’anciens combattants est érigé à Flabas et chaque année, une cérémonie est célébrée en souvenir des chasseurs et de leur chef, tombés pour la défense de Verdun.

Réponse : Lieutenant-colonel Emile Driant.

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