Enigme n° 15 Décembre / 2013

     Je suis né à Dole (Jura) en 1822, je suis le 3ème enfant de Jean-Joseph et de Jeanne-Etienne. Je suis baptisé dans la Collégiale Notre-Dame de Dole en janvier 1823.

J’entre au lycée royal de Besançon, mais en octobre 1838, je le quitte pour l’institution Barbet à Paris afin de me préparer au baccalauréat puis aux concours. Mais déprimé par cette nouvelle vie, j’abandonne cette idée, quitte Paris et termine mon année scolaire au Collège d’ Arbois.

A la rentrée 1839, je réintègre le lycée royal de Besançon. En 1840, j’obtiens le baccalauréat en lettres puis en 1842, celui en sciences mathématiques.
En mai 1849, j’épouse Marie Laurent, fille du recteur de la faculté de Strasbourg, ensemble nous avons 5 enfants.

A l’école normale, j’étudie la chimie et la physique et deviens agrégé-préparateur de chimie. En 1853 je deviens chevalier de la légion d’honneur. En 1854, je suis nommé professeur de chimie et doyen de la faculté des sciences de Lille. Depuis 1849, je m’intéresse à la fermentation et suis stimulé dans mes travaux par les demandes des brasseurs lillois concernant la conservation de la bière.

En 1857, je suis nommé administrateur chargé de la direction des études à l’Ecole Normale Supérieure. En 1865, le Baron Haussmann me charge avec Dumas, Sainte-Claire Deville et Pelouze d’étudier l’étiologie 1 du choléra et les moyens d’y remédier.

Nous cherchons le principe de la contagion dans l’air alors qu’un confrère, dans un travail publié en 1855 avait montré qu’il était dans l’eau.
A l’Ecole Normale Supérieure, je suis jugé autoritaire aussi bien par mes collègues que par les élèves et me heurte à de nombreuses contestations, ce qui me pousse à démissionner en 1867 de mes fonctions d’administrateur.

De 1865 à 1869, à la demande de Napoléon III, je fais des études sur les maladies des vers à soie où je triomphe de la « pébrine » mais non de la « flacherie » ce qui ne permet pas d’endiguer le déclin de la sériciculture 2.

Pendant ces études, je demeure à Pont-Gisquet près d’Alès où une attaque cérébrale me rend hémiplégique et garde comme séquelles la perte de l’usage de la main gauche et des difficultés à me déplacer.

En 1868, je suis nommé commandeur de la légion d’honneur. La défaite de 1870 et la chute de Napoléon III sont un coup terrible pour moi, grand patriote et très attaché à la dynastie impériale.

En 1873, je suis élu membre de l’académie de médecine et en 1874, mes recherches sur la fermentation me valent la médaille Copley, décernée par la Royal Society de Londres.
En 1878, je deviens grand-officier de la légion d’honneur.

En 1879, je suis élu à l’unanimité à l’académie vétérinaire de France et en 1881 mon équipe met au point un traitement contre le « charbon » du mouton. La découverte d’un traitement antirabique me vaut ma consécration dans le monde.

Je décède en 1895 à Villeneuve-l ‘étang. Après des obsèques nationales, mon corps préalablement embaumé est déposé dans l’un des caveaux de Notre-Dame, puis transféré en 1896, à la demande de ma famille, dans une crypte d’un établissement portant mon nom. 

Définitions : 1 étiologie: Etude des causes et des facteurs d’une maladie.
2 sériciculture: Elevage du ver à soie.

Réponse: Louis Pasteur

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