Enigme n° 16 Janvier / 2014

   Je suis née à Paris en 1804. Mes trois prénoms sont: Amantine, Aurore, Lucile et j’utilise un pseudonyme pour exercer mon métier de romancière, auteur dramatique et critique littéraire.

La campagne du Berry me sert souvent de cadre pour mon oeuvre. Mes premiers romans bousculent les conventions sociales et magnifient la révolte des femmes.
Puis j’ouvre mes romans à la question sociale en défendant les ouvriers et les pauvres.
Enfin je me tourne vers le milieu paysan et écris des romans champêtres.

J’ai aussi abordé d’autres genres comme l’autobiographie et le roman historique où je brosse, à travers la figure d’une cantatrice italienne, le paysage artistique européen du XVIII e siècle.

Malgré de nombreux détracteurs comme Charles Baudelaire ou Jules Barbey d’ Aurevilly, j’étais au centre de la vie intellectuelle de mon époque. J’ai fait scandale par ma vie amoureuse agitée et ma tenue vestimentaire masculine, dont j’ai lancé la mode.

Je me suis aussi illustrée par un engagement politique actif à partir de 1848, inspirant Alexandre Ledru-Rollin, participant au lancement de trois journaux. Je rencontre pour la première fois Alfred de Musset en 1833, lors d’un dîner. Nous devenons amants et Musset s’installe chez moi, quai Malaquais.

Je fais aussi la connaissance de Frédéric Chopin dans les derniers mois de 1836 par l’intermédiaire de Liszt et de Marie d’ Agoult. Je suis contrainte d’écrire pour le théâtre à cause d’embarras financiers. En 1841, je fonde avec Pierre Leroux et Louis Viardot la Revue Indépendante et publie jusqu’en 1844 des romans et divers articles.

En 1848, je me réjouis de la chute du roi Louis-Philippe et de la fin de la monarchie de juillet affichant ainsi mon engagement politique socialiste.

Républicaine et socialiste en 1848, je rejoins en 1871, les écrivains qui condamnent la Commune de Paris. Je me démarque de Victor Hugo qui prend la défense des insurgés et n’hésite pas à critiquer sa prise de position.

L’échec de la Révolution de 1848, les désillusions, le poids des années et la perte de la foi politique m’entraînent vers un repli sur moi-même.

Je n’arrête pas d’écrire jusqu’à ma mort qui survient à Nohant, d’une occlusion intestinale en 1876 dans ma 71ème année. 

Réponse: George Sand

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