Énigme n° 17 Février / 2014

Je suis né à Amiens en 1844 et suis l’aîné d’Edouard Joseph, maître d’études au collège royal d’Amiens et de Élisa.
Élève brillant, je suis scolarisé en 1852 au collège de Saint-Quentin qui devient un lycée impérial en 1853. 

En 1860, à la fin de la classe de rhétorique, j’obtiens à l’âge de 16 ans, le baccalauréat és lettres à la faculté des lettres de Douai.
Je souhaite cependant me consacrer aux sciences et prépare donc le baccalauréat és sciences que je passe l’année suivante à la faculté de Paris. Je fais ensuite des études supérieures de mathématiques spéciales au lycée Napoléon, puis de 1865 à 1868 à l’Ecole Normale Supérieure.

Je suis le type même du savant travailleur, passionné, désintéressé et opiniâtre de mon époque. Catholique convaincu, je me bats toute ma vie pour obtenir des conditions de travail décentes à l’Institut Catholique de Paris.

Nommé agrégé des sciences physiques et naturelles en 1868, je suis affecté brièvement au lycée de Bourges avant d’être nommé l’année suivante chef des travaux du laboratoire d’enseignement de physique à la faculté des sciences de Paris et de l’école pratique des hautes études.

En 1876, je quitte la faculté pour devenir professeur à l’Institut Catholique de Paris. L’année suivante, je reprends des études de médecine et obtiens le doctorat en 1882 avec une thèse sur le dosage de l’hémoglobine et le traitement des malades anémiés.

En 1882, j’épouse à Verdun Marie L . . . . . . qui met au monde trois enfants (Jeanne, Etienne, Elisabeth).
En 1890, je découvre le principe de la conduction grâce à un radioconducteur basé sur le tube à limaille, dont la puissance varie sous l’effet des ondes radioélectriques. Découverte qui permet les liaisons radiotélégraphiques et qui marquent la naissance de la télégraphie sans fil.

A partir de 1896, je pratique la médecine en parallèle avec l’enseignement et la recherche à l’Institut Catholique.
En 1905, je découvre le principe de la télémécanique qui est le fondement de la télécommande aujourd’hui.
Ces découvertes me valent d’être nommé Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.

En 1902, je fais la connaissance de la comtesse Greffulhe qui se passionne pour mes travaux, visite mon laboratoire, se fait expliquer les expériences en cours. Prenant conscience de la vétusté du laboratoire et de mes conditions de travail difficiles, elle m’apporte une aide efficace à plusieurs reprises grâce à ses relations.

Par l’intermédiaire de sa sœur Ghislaine, elle m’introduit à la cour de Belgique et me présente au roi Albert 1er. J’y suis élu membre associé de l’ Académie Royale de Belgique en 1910.
Mon épouse décède dans ce pays en avril 1927.

En 1933, je suis promu Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, puis en 1938, élevé à la dignité de Grand-Croix dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.

En 1940, je décède à Paris dans mon appartement du boulevard Saint-Germain. Lors de mes funérailles nationales, un office est célébré à Notre-Dame suivi d’une inhumation au cimetière du Père-Lachaise. 

Réponse: Edouard Branly

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