Enigme n° 4 : Novembre / 2012

   Je suis né en Pologne en 1903, dans une modeste famille juive. Ma jeunesse est marquée par les persécutions antisémites. Elles poussent mon père à émigrer en Palestine.

Après avoir été arrêté et emprisonné par les britanniques, je pars pour la France, m’installe à Paris puis, en 1931, à Toulouse où je travaille comme fraiseur-ajusteur.

Militant communiste, j’adhère à une section de la main-d’oeuvre immigrée (M.O.I), organisation créée au sein de la Confédération Générale du Travail Unitaire (C.G.T.U) pour regrouper les travailleurs étrangers.

En 1936, je m’engage dans les Brigades Internationales qui vont se battre en Espagne aux côtés de la République. Après un passage au Quartier Général d’Albacete, je suis affecté à la 35ème Division de Mitrailleurs où je passe au grade de Lieutenant.

J’épouse une espagnole, Cécilia Molina, mais la défaite des républicains espagnols me séparera de ma femme et de ma fille Rosa. Interné au camp de concentration d’Argelès-sur-mer, puis de Gurs, je m’évade et rejoins Toulouse.

Après l’occupation de la zone sud par l’armée allemande le 11 novembre 1942, la M.O.I se transforme en Francs-Tireurs et Partisans – Main-d’oeuvre immigrée(F.T.P-M.O.I), mouvement de résistance militaire.

Le 05 février 1943, je suis arrêté à la gare St Agne à Toulouse, porteur d’une valise remplie d’explosifs. Malgré la torture, je ne donnerai aucun renseignement à la police sur l’origine et la destination de ces explosifs.

Le 21 mars 1943, sur réquisition de l’Avocat-Général L . . . . . . . . ., je suis condamné à mort par la Section Spéciale de la Cour d’Appel de Toulouse. Derniers moments de ma vie. Sortant de ma cellule pour être guillotiné, je crie « Vive la France ! A bas les boches ! Vive le Parti Communiste ! » Au même moment, les détenus des cellules voisines entonnent La Marseillaise. 

C’est un petit matin de juillet 1943, à 5h40, que je suis guillotiné dans une prison du département.

En octobre 1943, l’Avocat-Général L . . . . . . . . . était exécuté en représailles. J’étais vengé et mes camarades étaient ainsi mieux protégés de la justice vichyste.

Je suis enterré dans un cimetière célèbre de Toulouse où ma tombe est décorée de mon buste.

Nota bene: Un homonyme était pilote d’avion de chasse pendant cette même guerre.

Réponse :       Marcel  ( Mendel, prénom polonais ) Langer.

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