Enigme n° 6: Janvier / 2013.

   Je suis né en février 1889 en Vendée, j’ai terminé ma carrière militaire comme Général d’Armée et Maréchal de France.

Je fréquente le collège St Joseph de Poitiers. De 1898 à 1904, je prépare l’Ecole Navale et Saint-Cyr où je suis reçu en 1908.

J’effectue mes classes au 29ème Dragons à Provins. Je suis élève de Saint-Cyr de 1909 à 1911, dont je sors 4ème de promotion. J’entre en 1911 à l’école de cavalerie de Saumur.

Première guerre mondiale:
En 1912, je suis affecté sur le front. Je suis blessé une première fois en août 1914 par un éclat d’obus au cours d’une reconnaissance. En septembre, je suis à nouveau blessé d’un coup de lance en chargeant à la tête de mon peloton de dragons. Affaibli par ma blessure, obligé de me cacher dans Pont-à-Mousson occupée par les allemands, je suis sauvé de la capture par un Sous-Lieutenant du régiment de hussards en mission de reconnaissance. Je suis ensuite Capitaine dans un régiment d’infanterie et termine la guerre avec 4 blessures et 8 citations.

Seconde guerre mondiale:
Promu Général de Brigade en mars 1939, je suis Chef d’Etat-Major de la Vème armée en septembre 1939. En janvier 1940, je prends le commandement d’une division d’infanterie que je commande pendant les affrontements avec l’armée allemande, où ma division résiste héroïquement jusqu’à la Champagne et l’Yonne. Lorsque la zone libre est envahie par les troupes allemandes, je refuse l’ordre de ne pas combattre et suis arrêté et condamné à 10 ans de prison en janvier 1943. Il a même été envisagé de me radier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur. Parvenant à m’évader de prison en septembre 1943, je rejoins Londres, puis Alger où j’arrive en décembre après avoir été nommé Général d’Armée en novembre 1943 par le Général de Gaulle.

Je débarque en Provence en août 1944, prends Toulon et Marseille, remonte la vallée du Rhône en prenant Lyon et les Vosges au passage, puis le Rhin, libère l’Alsace où je remporte des victoires autour de Strasbourg et surtout à Colmar et entre en Allemagne jusqu’au Danube. Je prends Karlsruhe, la Forêt-Noire et Stuttgart où de très nombreux soldats allemands sont capturés. Je suis présent pour la signature de la capitulation allemande en mai 1945 à Berlin.

Je deviens Commandant en Chef en Indochine ainsi que pour le Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient de 1950 à ma mort et mets sur pied une armée nationale vietnamienne. Après avoir remporté trois victoires contre les hommes du Général Giap, je dois rentrer en France. Epuisé par le surmenage auquel je me suis astreint tout au long de ma carrière et que n’a pas arrangé ma blessure reçu en 1914, affecté par la mort de mon fils Bernard, tué au cours de la Campagne d’Indochine et atteint d’un cancer de la hanche, je meurs à Paris en janvier 1952.

Je suis élevé à la dignité de Maréchal de France à titre posthume, lors de mes funérailles et je suis inhumé dans mon village natal en Vendée (85).  

 

Réponse : Jean de Lattre de Tassigny

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s