Enigme n° 7 : Février / 2013

  Je suis né en 1911 en Ariège. Ma vie est en apparence, celle d’un homme tranquille. C’est en réalité une double vie extrêmement dangereuse que je mène officiellement en responsable régional d’un parti politique fasciste et collaborationniste.

Avant la guerre, j’exerçais la profession de comptable à la gare Matabiau. La guerre déclarée, j’ai pris le pseudonyme de « Ginoux » et mon nom de code était « X2 », puis je deviens l’adjoint de Morhange.
Intégré au coeur du dispositif nazi et vichyste. Chef de la collaboration, je récupérais, au péril de ma vie, des informations capitales pour la Résistance. Ma position stratégique me permettait d’obtenir des cartes de toutes les organisations collaborationnistes ainsi que les indispensables « Ausweis », laissez-passer permettant de circuler.

Je fournissais en faux papiers les membres du groupe Morhange. Les milieux nazis de Toulouse furent ainsi infiltrés par la Résistance.
Maître du double jeu, je parviens à infiltrer un parti d’extrême droite appelé R.N.P (Rassemblement National Populaire) et à en prendre la tête dans le département de l’Ariège. Après un stratagème mis au point par Morhange, je deviens le chef régional du R.N.P. Mes contacts fréquents avec les responsables allemands me donnent accès à des informations de tout premier ordre.

Les précieux renseignements que j’obtiens ont permis de prévenir de nombreuses arrestations. Mais cette double vie n’est pas sans risque. Mes nombreux déplacements, notamment à Barcelone  où se trouvait l’antenne des services spéciaux français, ne passent pas inaperçus.

Début juin 1944, accompagné de Jacques C………. « X5 », un policier du réseau Morhange, je retrouve mes camarades dans un café de la Place du Fer à Cheval. Ils sont en train de préparer une opération pour le soir même visant à neutraliser un ancien résistant de l’Armée Secrète devenu agent de la Gestapo. Rendez-vous est fixé sous l’horloge de la Place du Capitole.

Jacques C………. et moi ne sommes là que pour assurer la surveillance depuis notre Traction. Découvrant la  présence de miliciens cachés sous les arcades, nous faisons le tour de la place afin de prévenir les autres membres de l’opération. La Gestapo, dissimulée aux côtés des miliciens, m’ayant reconnu, notre voiture est aussitôt mitraillée et pourchassée dans les rues de Toulouse.

Jacques C………., au volant, essaie de semer les poursuivants. Sa Traction dérape au carrefour de la rue des Récollets.

   J’ai à peine le temps de sortir de la voiture, qu’une rafale de mitraillette me tue sur le coup. Jacques gravement blessé, est conduit à l’hôpital Purpan puis à la prison Saint Michel. Le réseau parviendra à le libérer quelques semaines plus tard.

Réponse :  Achille Viadieu

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